Phenix Promotion

MOTOCULTOR FESTIVAL – @Theix (FR) le 16/08/14

C’est parti pour la deuxième journée du MOTOCULTOR avec :

SHINING + BEHEMOTH + GBH + LES SHERIFF + MUMAKIL + TAGADA JONES + BENEDICTION + BENIGHTED + CARNIVAL IN COAL + BROTHER DEGE + THE DECLINE ! + ENEMU OF THE ENEMY + COBRA + FLYING DONUTS + YUGAL

YUGAL

01

Premier groupe de cette seconde journée : YUGAL qui m’est inconnu au bataillon. Ils sont du coin apparemment et livre un son Thrash. Je trouve cela légèrement Thrash, mais sans plus, cependant il ne manque pas de groove et d’énergie sur scène.

02

Des riffs efficaces et bien rentre-dedans, pour commencer la journée sans douceur YUGAL est de mise. Le son est par contre beaucoup trop fort, où peut-être est-ce mes oreilles qui sont usées de la veille. Toujours est-il que YUGAL fut une bonne découverte et sur scène ça mérite le détour.

03

FLYING DONUTS

04

Une première petite vague de punk va envahir la scène sur cette seconde journée où le punk est dominant. Les FLYING DONUTS cependant ne vont pas me marquer plus que ça. Leurs morceaux sont bien fichus, sur scène ils sont souriants bien qu’un peu statique à mes yeux, j’ai l’impression qu’ils ne vivent pas vraiment leurs morceaux et ça me refroidit un grand coup. Et pourtant leurs morceaux ne manquent pas de pêche. Après, il faut reconnaître que le côté punk n’est pas ma spécialité, bien que, musicalement très ouvert, ici impossible de se laisser porter par ce power trio.

05

COBRA

06

Vu au HELLFEST cette année, les COBRA ne font pas dans la dentelle et au vu de leur discours et paroles, c’est assez simple, ça passe ou ça casse. Ici la formation jouera sans batteur et avec un guitariste qui jouera assis puisqu’il a un pied dans le plâtre : voilà une scène qui ne manque pas d’originalité. COBRA est le groupe qui utilise son set et sa scène en mode coup-de-poing, ça beugle à tout va, ça sort des conneries tout le temps et les morceaux agissent comme des grenades qui te pètent à la tronche.

07

Le public est plus que réactif au vu du joyeux bordel au sein de la fosse, un public digne de la musique de COBRA. Une fois de plus COBRA aura laissé des traces dans les esprits avec son punk déglingo et ses frasques pleins de poésie à prendre au deux centième degré, personnellement j’adhère.

08

ENEMY OF THE ENEMY

09

Place au Parisien d’ENEMY OF THE ENEMY et leur neo-metal… oui vous avez bien lu. Sur le plan musical, ça envoie assez bien, les morceaux sont efficaces et les sonorités neo-metal, je kiffe pas mal. Or le chant ne passe pas du tout, on sent les influences à la RAGE AGAINST THE MACHINE par moments et d’autres groupes du genre.

10

Mais là impossible d’accrocher à la voix qui me laisse de marbre ou au pire me déplaît totalement. Le public, assez passif en début de set, se laissera emporter au fur et à mesure du set par l’énergie qu’ENEMY OF THE ENEMY livre sur scène, car il serait de mauvaise foi de dire que le groupe n’a pas de talent et n’offre pas une prestation digne de ce nom.

11

THE DECLINE !

12

Place au punk rock de THE DECLINE ! dont on m’a dit beaucoup de bien. Et c’est avec beaucoup de plaisir que j’assisterais à leur set, des morceaux aux sonorités diverses avec des passages mélodiques face à d’autres plus rock ou d’autre encore purement punk, et le tout exécuté avec brio.

13

THE DECLINE ! a de l’énergie à revendre et n’a aucun mal à chauffer la scène et motiver le public. Par moments ça me fait penser à du PENNYWISE et me voilà revenu 16 ans en arrière avec un petit coup de nostalgie qui n’est pas pour me déplaire. Tous sur scène se donnent à fond, un chanteur qui envoi la sauce et qui possède un charisme indéniable. THE DECLINE ! : un groupe à voir et revoir.

14

BROTHER DEGE

15

L’équipe du MOTOCULTOR n’a pas peur de « prendre des risques » et d’offrir des scènes des plus variées. Ici avec BROTHER DEGE c’est le cas, mais qui est ce gaillard avec ses airs à la Hank William tout seul sur scène avec sa guitare ? Tout simplement un guitariste qui a du talent à revendre, qui a composé pour la B.O. De Django Unchained de Quantin Tarantino, et qui a deux grosses bouboules là où il faut.

16

Sur scène, visuellement il n’y a rien, ça n’empêchera pas le public d’être conquis par la prestation de BROTHER DEGE avec des morceaux entraînant et d’admirer la technique de monsieur. J’abandonnerais cependant assez vite la scène, car bien qu’aimant ce que je vois et surtout ce que j’entends, au fur et à mesure du set ça me semble répétitif et commence à me lasser. Toujours est-il que le MOTOCULTOR n’a pas eu froid aux yeux en mettant BROTHER DEGE sur l’affiche et le résultat est une réussite.

CARNIVAL IN COAL

17

De retour depuis peu sur les planches pour fêter les 15 ans de Viva La Vida, CARNIVAL IN COAL a décidé de marquer le coup avec une tournée à cette occasion, les ayant ratés lors de leur passage dernièrement à Amiens, c’est avec beaucoup de curiosité que j’attendais de les voir sur scène. Mister Strobl et « sa » nouvelle clique comprenant Sam Santiago (ex GOROD, FLESHDOLL) à la batterie, Matthieu Merklen (MERCYLESS) à la basse, Emmanuel Rousseau au clavier sans oublier les talentueux Fabien Desgardins et Romain Carron aux guitares.

18

Dès le premier morceau, CARNIVAL IN COAL va remuer le public du MOTOCULTOR et faire exploser l’ambiance. Des morceaux bien barrés au point où il est impossible de mettre leur musique dans un registre, ça jongle entre des riffs death, groovie, black et j’en passe le tout dans une ambiance bon enfant, mais avec une maîtrise qui force le respect.

19

Un backdrop impressionnant composé d’un T-shirt du groupe, des zikos souriant, Arno Strobl qui se lâche et nous montre ses talents de danseur sans en perdre une once de son talent et sa maîtrise vocale. S’arrêteront-ils à cette tournée anniversaire ou aurons-nous l’occasion d’en voir une suite ? CARNIVAL IN COAL : une belle claque à prendre sur scène.

20

Setlist : In Darkness Dwells Vice / Entrez Le Carnaval / Got Raped / Yeah Oystaz / Shemale Whoregasm / XXX Dog Petting / Maniac

21

BENIGHTED

22

Doit-on préciser que BENIGHTED est très attendu et que le public est compact devant la Dave Mustage ? BENIGHTED sur scène, c’est une distribution de tarte en pleine gueule avec des zikos communicatifs, souriant qui s’éclatent sur scène et jouent énormément avec leur public.

23

Ils ne dérogeront pas à la règle, Julien Truchan et ses compères offrent, à leurs grandes habitudes, une scène qui marquera au fer rouge par sa maîtrise comme par le bordel général qui en découle. Car oui c’est le boxon ici, du slam à tout va, un public totalement déchaîner qui va donner beaucoup de travail à l’équipe de sécurité qui passera son temps à réceptionner les slameurs.

24

Dans le pit photo il en sera de même, je finirais par prendre de la hauteur avec le confrère et frangin Baptistin de U-Zine pour s’offrir un moment shoot en duo. Le son est excellent, les morceaux poutrent sévèrement, oh joie sur « Let The Blood Spill Between My Broken Teeth », « Carnivore Sublime », L’excellent « Collection Of Dead Portraits » sans oublier la petite surprise avec « Spit » où Niklas Kvarforth rejoindra Julien sur scène. BENIGHTED, le groupe que l’on peut voir cent fois et cent fois on prendra sa claque et sortira de leur set avec le sourire et le plaisir de les avoir vus.

25

Setlist : X2Y / Noise / Let The Blood Spill Between My Broken Teeth / Experience your Flesh / Carnivore Sublime / Fritzl / Collection Of Dead Portraits / Spit (feat. Niklas Kvarforth) / Slaughter/Suicide / Slut

26

BENEDICTION

27

Très attendus également, on enchaîne donc claque sur claque ici désormais avec BENEDICTION. Ils vont dynamiter l’ambiance du MOTOCULTOR avec des morceaux death bien old-school à te décoiffer un chauve. Dave Hunt au chant est déchaîné, il balance son set avec une fureur énorme et le public lui rendra bien à coup de slam, de circle pit, de wall of death du début à la fin du set.

28

Frank Healy à la basse envoie du lourd, Darren Brookes à la guitare est toujours aussi barré quand il joue avec ses mimiques et ses grimaces, tous s’éclatent sur scène et montrent qu’ils sont contents d’être ici. Leur set passera à une vitesse hallucinante, c’est bon signe, mais ça laisse un goût de trop peu… Gourmand ? Oui j’avoue d’autant que voir BENEDICTION sur scène est assez rare malgré tout, merci le MOTOCULTOR et merci BENEDICTION pour nous avoir encore offert une scène digne de ce nom dans une ambiance des plus survoltée.

29

Setlist : Nightfear / Nothing On The Inside / Unfound Mortality / They Must Die Screaming / Suffering Feeds Me / The Grotesque / Jumping At Shadows / Bow To None / The Dreams You Dread / Magnificat

TAGADA JONES

30

L’affluence devant la scène sera maintenue avec l’arrivée des TAGADA JONES en tournée pour leur dernier né « Dissident » et fêtant leurs 20 ans de carrière menée à coup de nombreux albums et de tournées étant toujours une réussite, TAGADA JONES est une valeur sûre.

31

À peine Niko Jones (chant guitare) foulera-t-il la scène que le public montrera les premiers signes de ce qui sera également un joyeux bordel. Des riffs accrocheurs aux sonorités punk metal, des paroles fortes et entraînantes pour un set qui passera comme une tornade sur les terres du MOTOCULTOR.

32

Une setlist assez complète en passant par « Le Chaos », « Cargo », « Les compteurs à Zéro », « Dissident » il y en aura pour tout le monde ! TAGADA JONES est venu est à retourner le MOTOCULTOR d’un claquement de doigt.

33

Setlist : De L’Amour Et Du Sang / Instinct Sauvage / Le Chaos / Yech’Ed Mat / Descente Aux Enfers / Tout va bien / Zéro De Conduite / Cargo / Les Compteurs à zéro / Vendetta / Dissident / Superpunk / Karim Et Juliette

MUMAKIL

34

Changement de registre total avec le grindcore des Suisses de MUMAKIL. MUMAKIL ne bénéficiera pas d’un son très bon, pour ne pas dire mauvais. Les morceaux sont très courts, ça va de soi, mais qui ne manquent pas de brutalité même si dans l’ensemble au niveau de la composition je ne trouve rien de transcendant.

35

Du blast à fond, des riffs tranchants en mode j’arrache le manche de ma guitare, du grind me dira-t-on, mais le grind ce n’est pas que ça non plus. L’ambiance est sympathique, un peu trop peux être par moments au vu des blagues du chanteur qui apparemment est bourré et n’hésite pas à s’en vanter. Je m’attendais à mieux et suis légèrement déçu du set des MUMAKIL, je ne m’attarderais pas plus que ça devant la Supositor Stage et en profiterais pour aller grailler un petit quelque chose.

36

LES SHERIFF

37

En cette journée où l’affluence bat les records, LES SHERIFF est le groupe attendu par un public venu en masse. De retour sur les planches après 13 ans d’arrêt, le groupe possède une aura à laquelle aucun amateur de punk rock ne peut résister.

38

L’effet est immédiat auprès du public, bien que le chanteur ne semble pas se mettre plus que ça dans son set, l’impression qu’il joue pour jouer et que le plaisir n’y est pas, peux être est-ce une impression, après tout je ne les avais jamais vus en live. Le set passera assez vite et l’ensemble de leur prestation se fera avec un public reprenant en cœur les morceaux. Les fans seront donc comblés de cette tête d’affiche punk en cette deuxième journée du MOTOCULTOR.

39

Setlist : C’est pas Verdun / Bon à Rien / Fanatique de L’été / J’aime Jouer avec le Feu / Je suis pas Menteur

GBH

40

Inconnu pour moi au bataillon, GBH nous vient d’Angleterre avec ses sonorités punk hardcore. Sur scène il faudra oublier le côté hardcore et s’en tenir au côté punk, l’âge les a fait s’assagir qui sait ? Je trouve le set long et mou du genou, pourtant le chanteur a une gueule et ne manque pas de charisme mais c’est trop « calme » à mon goût.

41

Scéniquement parlant c’est très calme, mais tous jouent leur set sans un pet de travers, au vu de l’expérience du groupe le contraire aurait été étonnant me direz vous. Les vieux fans punk présents dans l’assemblée et sûrement plus expert que moi en la matière, ne semblent pas gênés par la prestation des GBH, après discussions avec des membres du public, certains se diront convaincus et satisfait par leur set et d’autre déçu par le manque de communication du chanteur, sans compter un set écourté par rapport à un problème technique.

42

BEHEMOTH

Les rumeurs s’étant étalées au cours de la journée, c’est enfin validé, pas de photos pour BEHEMOTH et pour cause, ils n’ont ni instruments, ni décors, ni tenue de scène suite à un problème de transport où tout est resté bloqué à Amsterdam il me semble. (Ils ne seront pas les seuls d’ailleurs : TROLLFEST, KREATOR, SHINING)

BEHEMOTH pourtant connus pour leur musique, mais aussi pour leur l’image et le visuel qu’ils dégagent sur scène, ne démordront pas et nous ferons l’honneur de jouer malgré tout, ce qui sera rendu possible aussi grâce à TEMPLE OF BAAL aillant eu l’extrême gentillesse de prêter son matériel et que je salue bien bas pour ce geste des plus sympathiques et respectueux.

C’est ainsi que Nergal débarque en mode sweat à capuches et lunette de soleil sur scène, il en sera de même pour Seth, Orion n’aura rien pour se « cacher ». Actuellement en tournée pour défendre « Satanist », le set commencera sur le magnifique « Blow Your Trumpets Gabriel ». S’en suivra une ambiance assez particulière, c’est tout de même une première d’avoir BEHEMOTH sur scène de la sorte. Le son ne sera pas des plus exceptionnels, ça manque de patate, cela est peut-être dû au fait de ne pas jouer sur son matos. Cependant, l’ambiance est tout de même présente, le public se tasse devant la Dave Mustage pour profiter de chaque minute de cette prestation des plus rare de la part de BEHEMOTH.

La set list sera assez classique, en dehors des morceaux de « Satanist » bien sûr, mais toujours aussi efficace. Hélas les morceaux seront vite expédiés, ils joueront et enchaîneront sans pause et quitteront la scène et le MOTOCULTOR dès le dernier titre terminé pour un set qui a duré à peine une heure. Malgré tout, BEHEMOTH nous aura fait l’honneur d’assurer son set malgré ces conditions que je peux imaginer très difficile pour eux et pour cela le respect s’impose.

Setlist : Blow Your Trumpets Gabriel / Ora Pro Nobis Lucifer / Conquer All / Christians to the Lions / The Satanist / Ov Fire and the Void / At the Left Hand of God / Alas, Lord is Upon Me / Decade Of Therion / Chant for Eschaton 2000 / O Father O Satan O Sun

SHINING

43

Dernier groupe de la journée et pas des moindre non plus, SHINING connus autant par le talent de la formation comme par les frasques de son chanteur mi-prodige mi-connard Niklas Kvarforth. Ce dernier fera honneur à sa réputation en choppant d’emblée un photographe par la tignasse juste après lui avoir craché dessus bien sûr, ça, c’est fait !

44

À partir de là ce sera un set assez classique de SHINING, des compositions de hautes voltiges, des musiciens talentueux et un Niklas bouteille à la main, en mode bien chargé, qui occupe la scène à sa grande habitude, en crachant son whisky, jonglant avec ses mains en mode « je suis une diva qui fait du metal sympho’ » (Sharon Den Adel sort de ce corps !!), sans oublier quelques doigts tendus çà et là au public où certains visages ne semblent pas convenir à notre petite diva blackmetaleuse.

45

En dehors de ça et c’est vraiment ce qui est dommage avec SHINING, c’est que c’est excellent comme musique, c’est fouillé, c’est recherché, c’est travaillé, c’est torturé, c’est génial que ce soit en platine tranquillement posé chez soit ou comme ici, en live. Retour d’ascenseur avec l’arrivée sur scène de Julien Truchan de BENIGHTED pour pousser la chansonnette avec Niklas sur « Låt Oss Ta Allt Från Varandra », et le duo est vraiment très bon.

46

SHINING aura, à sa grande habitude, marqué les esprits positivement par la qualité de leur musique et négativement par l’attitude irrespectueuse dont fait part Niklas.
Je ne dirais pas pour autant que ce ne fut pas un très beau final pour cette journée.

47

 

Report réalisé par Phenix

Retrouvez ces artistes sur facebook

Yugal

Flying Donuts

Cobra

Enemy Of The Enemy

The Decline !

Brother Dege

Carnival In Coal

Benighted

Benediction

Tagada Jones

Mumakil

Les Sheriff

GBH

Behemoth

Shining

Motocultor Festival